Warning: Cannot modify header information - headers already sent by (output started at /var/www/vhosts/3-min.info/httpdocs/index.php:1) in /var/www/vhosts/3-min.info/httpdocs/wp_201802/wp-includes/feed-rss2.php on line 8 Monsieur Prix – Informiert im Gesundheitswesen https://3-min.info/fr/ Aktuelle Themen im Gesundheitswesen auf kritische, aber akzentuiert kommentierte Art nähergebracht. Mon, 04 May 2020 07:12:01 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 https://www.3-min.info/wp_201802/wp-content/uploads/2018/03/icon.png Monsieur Prix – Informiert im Gesundheitswesen https://3-min.info/fr/ 32 32 Appel à Monsieur Prix: apprendre des expériences et en tirer les bonnes conclusions https://3-min.info/fr/2020/05/04/appel-a-monsieur-prix-apprendre-des-experiences-et-en-tirer-les-bonnes-conclusions/ https://3-min.info/fr/2020/05/04/appel-a-monsieur-prix-apprendre-des-experiences-et-en-tirer-les-bonnes-conclusions/#respond Mon, 04 May 2020 07:12:01 +0000 https://www.3-min.info/?p=12172 Il semble que la crise du Coronavirus ait amené la Suisse à changer de manière de penser (lien vers l’article de 3-min).

Il existe toutefois des exceptions, même dans ce domaine. Monsieur Prix, Stefan Meierhans, s’est récemment exprimé dans le cadre d’un article sur les prix des médicaments génériques (lien vers l’article). Dans lequel il rabâche toujours les mêmes vieux refrains. Le surveillant des prix n’a pas adapté son discours sur la base des expériences et de l’évolution de la crise actuelle. Au contraire : il interprète les événements de manière à pouvoir se tenir à sa politique antérieure des prix de référence.

L’affirmation de Stefan Meierhans selon laquelle, même avec un système de prix de référence, on aurait de toute façon obtenu un principe actif permettant de guérir la maladie, et qu’il y aurait aussi normalement un choix de préparations contenant ce principe actif, est totalement dépassée. Le nombre alarmant de médicaments déjà indisponibles avant l’apparition du  Covid-19 démontre à l’évidence qu’un tel système, et qu’une pression constante sur le prix de médicaments déjà bon marché, n’aurait que des effets contre-productifs. Sans parler de ce qui vient de se passer, quand des usines situées en Chine ont dû fermer alors qu’elles sont les seules à produire certains principes actifs.

En observant ce qui se produit maintenant dans le domaine des masques, on comprend rapidement ce qui se passe lorsque les lois du marché fonctionnent. Les prix des masques se sont envolés de manière absurde. Mais que se passe-t-il par contre dans un marché où les prix sont fixés par l’Etat, comme c’est le cas pour les médicaments ? Dans un tel cas, les lois du marché ne peuvent pas fonctionner. Et une politique de prix bas conduit les fournisseurs à se retirer du marché, ce qui a précisément pour conséquence de générer des pénuries.

Il existe déjà de nombreux exemples de fabricants de médicaments génériques qui retirent des produits du marché pour des raisons de rentabilité. C’est ce que montre également la décision de Mepha Pharma SA de ne pas commercialiser de générique de l’hydroxychloroquine. parce que le prix imposé par l’OFSP est si bas qu’un tel produit n’est pas rentable. Depuis le Coronavirus, ce médicament est très demandé dans les unités de soins intensifs pour les patients atteints de Covid-19, mais il n’est que peu disponible. C’est exactement ce qui se passerait avec l’introduction de prix de référence, aucun expert ni étude n’est nécessaire pour le prévoir car la réalité l’a déjà démontré.

L’affirmation de Monsieur Prix selon laquelle les génériques sont deux fois plus chers en Suisse qu’à l’étranger est également sans fondement et relève du pur sensationnalisme. A l’heure actuelle, des pays comme l’Indonésie paient des prix beaucoup plus élevés que l’Europe pour obtenir certains principes actifs. Et même avant le Coronavirus, de nombreux exemples montrent que, pour des produits indisponibles en Suisse, les prix à l’étranger sont sensiblement plus élevés que ceux fixés par l’Etat dans notre pays.

Au vu des événements et des évolutions en cours, M. Meierhans devrait lui aussi rafraîchir ses arguments dépassés. Nous l’invitons également à apprendre des expériences actuelles et à en tirer les bonnes conclusions.

 

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Mister Prezzi et sa politique des petits emplâtres https://3-min.info/fr/2019/03/20/mister-prezzi-et-sa-politique-des-petits-emplatres/ https://3-min.info/fr/2019/03/20/mister-prezzi-et-sa-politique-des-petits-emplatres/#respond Wed, 20 Mar 2019 08:58:55 +0000 https://www.3-min.info/?p=11691 Notre surveillant des prix suisses a récemment asséné sur Twitter également ses phrases tapageuses sur les «prix et des thèmes concernant les prix », en tant que @MisterPrezzi. Et il donne une fois de plus son avis sur les coûts de la santé non seulement via les médias sociaux, mais aussi dans un communiqué de presse officiel.

Monsieur Meierhans, permettez-nous de poser une question quelque peu provocatrice:

« Voulez-vous vraiment réduire les coûts de la santé et faire évoluer la situation, ou peut-être cherchez-vous simplement à justifier l’existence de votre poste? »

Pourquoi en sommes-nous arrivés là?

Dans son communiqué de presse, Monsieur Meierhans écrit sur «…l’évolution progressive des coûts dans le domaine de la santé…», que «…les prix et les tarifs sont les principaux facteurs de coûts…».

Cette assertion est-elle fondée ou s’agit-il simplement de mots en l’air ?

De manière très générale, coût = quantité x prix.

Toutefois, dans les déclarations indifférenciées du surveillant des prix et de santésuisse qui concernent les coûts, seul le prix est mentionné, jamais la quantité. Ok, c’est un surveillant des prix et non un surveillant de la quantité. Le fait est que le coût des médicaments a augmenté de 22,8 % entre 2014 et 2018.

A quoi ressemble le parfait gros titre pondu par une officine administrative et qui est propagé en tant que paquet de mesures par le surveillant des prix et santésuisse? Les prestataires gagnent trop, il faut donc réduire les marges et introduire le prix de référence pour les génériques.

Mais il serait plus pertinent d’examiner la situation de près, en tant qu’analyste ou qu’économiste objectif, et d’essayer d’aller jusqu’au fond des choses, afin de réellement amener un changement durable.

La marge totale des pharmacies s’élève à un pour cent du total de coûts de la santé. Il n’est donc ni efficace, ni durable de jouer avec les marges des pharmacies.

Soit dit en passant, pour ceux qui ne le sauraient pas: marge totale n’est PAS synonyme de revenu.

Affaiblir les pharmaciens, c’est agir à court terme et de manière stupide. Comment les pharmacies pourraient-elles investir dans l’avenir si leur gagne-pain leur est retiré ? L’OFSP accorde aux pharmacies un rendement ridicule des capitaux propres de 0,1 pour cent, qui n’est d’usage dans aucune autre branche.

 

Lorsque l’on regarde les chiffres de plus près on constate que, dans les catégories de prix inférieures (moins de 70 francs), la quantité a augmenté de 10,33 pour cent entre 2014 et 2018 et que le coût total a augmenté de 10,5 pour cent. Cela correspond à une augmentation réelle de 0,17 pour cent. Pour les pharmacies, les marges ont même diminué de 0,41 pour cent. En termes de quantité, les médicaments de cette classe de prix représentent 90 pour cent du total et 40 pour cent des coûts.

En revanche, les médicaments des catégories de prix supérieures à 70 francs représentent 10 pour cent du total, mais 60 pour cent des coûts!

Et le modèle de prix du Conseil fédéral réduit justement la marge du pharmacien sur les produits coûtant moins de 70 francs, mettant ainsi en danger l’existence des pharmacies. Le prix de référence concerne également majoritairement des produits des catégories de prix inférieures à 70 francs, 86 pour cent des génériques appartenant à cette catégorie. Cela constitue également une menace massive pour les soins primaires.

En réduisant de six pour cent le prix ex-factory des produits des catégories de prix supérieures à 70 francs, les économies s’élèveraient à 200 millions soit quatre fois plus. Et ceci sans mettre en danger les soins primaires.

Mister Prezzi, nous devons admettre que vous maîtrisez bien votre marketing personnel. Mais vous ne travaillez pas dans le marketing, vous êtes le surveillant officiel des prix. Et de telles déclarations indignes n’ont pas lieu d’être.

Si vous voulez vraiment faire évoluer les choses et maîtriser les coûts de la santé, alors tous les facteurs doivent être mis sur la table et les causes évaluées objectivement. Ce n’est qu’ainsi que les mesures nécessaires pourront être proposées et prises. Jusqu’ici cependant, on s’est simplement contenté la plupart de temps de bricoler le prix des médicaments. C’est facile et de plus c’est porteur! Mais il serait judicieux d’arriver à stopper enfin cette politique des petits emplâtres et de «bricolage», utilisée juste pour pouvoir dire que l’on a fait «quelque chose».

 

 

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Que peut-on apprendre d’une étude sur la chaîne de valeur du pain blanc ? https://3-min.info/fr/2019/03/14/que-peut-on-apprendre-dune-etude-sur-la-chaine-de-valeur-du-pain-blanc/ https://3-min.info/fr/2019/03/14/que-peut-on-apprendre-dune-etude-sur-la-chaine-de-valeur-du-pain-blanc/#respond Thu, 14 Mar 2019 10:19:22 +0000 https://www.3-min.info/?p=11684 Le Secrétariat d’Etat à l’économie (SECO) a récemment publié une étude (lien vers l’étude) montrant pourquoi la plupart des produits sont beaucoup plus chers en Suisse qu’à l’étranger. Cette constatation a été illustrée dans la presse par l’exemple du pain blanc. La conclusion de l’étude est que l’agriculture n’est pas le principal facteur de coût. C’est le commerce de détail suisse qui fait grimper les prix des denrées alimentaires, car il se pratique en Suisse à des salaires suisses. Et qui s’en étonne ?

Si l’on regarde les tableaux publiés dans l’étude, les prix en Suisse sont plus élevés partout qu’en Europe : les coûts de formation et d’hospitalisation en Suisse sont plus de deux fois plus élevés que la moyenne européenne. La viande est deux fois plus chère et les produits laitiers sont environ 60 pour cent plus chers que dans les pays voisins.

Membres de Conseil fédéral, surveillant des prix en représentants de santésuisse, veuillez lire cette étude en en tirer les parallèles existants avec le marché du médicament. Ce ne sont donc pas uniquement ces méchants pharmaciens qui prélèvent des marges trop élevées et doivent donc être tenus pour responsables du coût élevé des médicaments.

Heinz Brand, président du CA de santésuisse, accuse les pharmaciens de gagner trop, santésuisse procède régulièrement à des comparaisons de marges indues et, dans son dernier communiqué de presse, le surveillant des prix les considère comme le facteur de coût le plus important dans la constitution des prix ! Non, cela ne se passe pas ainsi, Monsieur Meierhans. Les coûts sont toujours des quantités multipliée par des prix.

Nous devons être conscients des conditions cadres et si nous voulons changer quelque chose, nous devons bouleverser toute la Suisse. Simplement réduire la marge sur les médicaments dont les prix sont fixés par l’état n’est certainement pas la voie à suivre. Procéder à une chasse aux sorcières n’a jamais permis d’aboutir à des solutions qualitatives et durables, et de plus les différents partenaires n’ont aucune possibilité de dégager des marges de manœuvre leur permettant d’aboutir à de telles solutions.

Détruire l’infrastructure des pharmacies pour résoudre le problème des coûts élevés de la santé en Suisse, c’est comme essayer de résoudre le problème du plastique dans les océans en interdisant les pailles en plastique.

 

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Non à l’introduction d’un système de prix de référence pour les médicaments https://3-min.info/fr/2018/12/11/non-a-lintroduction-dun-systeme-de-prix-de-reference-pour-les-medicaments/ https://3-min.info/fr/2018/12/11/non-a-lintroduction-dun-systeme-de-prix-de-reference-pour-les-medicaments/#respond Tue, 11 Dec 2018 13:36:23 +0000 https://www.3-min.info/?p=11483 Après sa prise de position sur l’adaptation de la part relative à la distribution, l’Association IFAK a également soumis au Conseil fédéral sa prise de position sur l’introduction d’un système de prix de référence pour les médicaments.

L’association IFAK est elle aussi d’avis que la Suisse doit maîtriser les coûts de la santé, qui croissent en raison de traitements toujours plus onéreux et d’une espérance de vie qui progresse. Mais la méthode proposée n’est pas la bonne.

 

En résumé, l’Association IFAK rejette les modèles de l’OFSP pour les raisons suivantes :

  • Les médicaments génériques ne sont pas un facteur de coûts, on cherche à économiser au mauvais endroit. Un système à montant fixe pénalise en réalité les génériques. Pas cher n’est pas toujours synonyme d’avantageux.
  • Une moins bonne observance du traitement génère des dépenses et des coûts supplémentaires.
  • Cela induit une restriction de la liberté de traitement et de choix pour le médecins, les patients et les différents prestataires.
  • Cela met en péril la sûreté d’approvisionnement en augmentant les risque de pénurie.
  • Les comparaisons de prix avec l’étranger sont inadmissibles et erronées – en Suisse, il y a environ 200 principes actifs généricables de moins que, par exemple, en Allemagne. Notre marché et nos volumes de production sont beaucoup plus petits, les procédures d’approbation sont complexes et coûteuses, les réglementations et les conditions cadres sont très différentes de celles de l’UE.

 

L’association IFAK a motivé son rejet dans sa prise de position et, plutôt que des coupes claires, propose des mesures durables et orientées solutions. Nous tenons notre prose de position à disposition de nos lecteurs.

Vous pouvez la commander via : info@ifakverein.ch

 

Depuis 1991, les membres de l’Association IFAK défendent les intérêts des pharmacies et des pharmaciens indépendants, qui jouent un rôle important dans le système de santé et qui accomplissent des tâches essentielles dans le cadre des soins primaires.

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Si tant est que l’on procède à des comparaisons de prix avec l’étranger, alors faisons le pour tous https://3-min.info/fr/2018/11/16/si-tant-est-que-lon-procede-a-des-comparaisons-de-prix-avec-letranger-alors-faisons-le-pour-tous/ https://3-min.info/fr/2018/11/16/si-tant-est-que-lon-procede-a-des-comparaisons-de-prix-avec-letranger-alors-faisons-le-pour-tous/#respond Fri, 16 Nov 2018 08:27:51 +0000 https://www.3-min.info/?p=11401 Elles arrivent aussi sûrement que l’Amen à l’église, aussi régulièrement que Noël mais au rythme du sermon du dimanche : les comparaisons de prix avec l’étranger. Les assureurs maladie s’en servent chaque année pour légitimer leurs augmentations de primes.

Qu’il s’agisse de génériques, de marges ou de prestations de santé, il y a toujours quelqu’un à blâmer car il est possible d’obtenir la même chose à des prix beaucoup plus avantageux à l’étranger. Et l’OFSP, le surveillant des prix et même le Conseil fédéral entonnent le même refrain.

Ces prédicateurs sont-ils bien conscients du fait que tous les salariés, y compris les fonctionnaires de ces pays étrangers qu’ils citent si régulièrement, ne gagnent qu’une fraction de ce qu’eux reçoivent ?

Soit dit en passant, la plupart des pays s’épargnent complètement les coûts d’un surveillant des prix aux frais de l’État. Et comme l’a montré récemment le Handelszeitung, le ministre de la Santé Alain Berset, par exemple, gagne plus de deux fois le montant que reçoit le président français Emmanuel Macron.

Ceux qui comparent les prix avec l’étranger devraient d’abord balayer devant leur porte. Si Mesdames et Messieurs du gouvernement veulent réduire les marges, qu’ils le fassent partout et pour tous ceux qui nous coûtent de l’argent. Les comparaisons de prix avec l’étranger ne permettent absolument pas de contrer le problème de l’explosion des coûts, même en les répétant encore et encore, comme avec un moulin à prières. Amen.

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Dans le domaine des marges, les comparaisons avec l’étranger sont absurdes https://3-min.info/fr/2018/09/17/dans-le-domaine-des-marges-les-comparaisons-avec-letranger-sont-absurdes/ https://3-min.info/fr/2018/09/17/dans-le-domaine-des-marges-les-comparaisons-avec-letranger-sont-absurdes/#respond Mon, 17 Sep 2018 06:50:04 +0000 https://www.3-min.info/?p=11254 Nous reproduisons aujourd’hui à l’attention de nos lecteurs un article de l’économiste de la santé Puis Gyger, paru le 13 septembre sur medinside.ch.
Lien vers l’article :
https://www.medinside.ch/de/post/bei-den-margen-sind-auslandvergleiche-unsinn

On parle actuellement beaucoup des prix et des marges excessifs des médicaments. Selon Pius Gyger, se référer à des valeurs étrangères pour la fixation des marges des médicaments à prix administré est un non-sens économique.
Dans l’assurance de base, les prestations de santé sont rémunérées soit selon des tarifs officiellement approuvés, soit selon des prix fixés par l’état. Ceux-ci doivent être définis de manière à assurer de bons soins de santé, tout en les dispensant simultanément avec efficience. Dans ce cadre, des procédures simulant une concurrence fonctionnelle sont utilisées comme mesure auxiliaire pour la détermination d’un objectif d’efficience.

Les prix des médicaments sont comparés entre pays
Dans le cas des médicaments originaux, par exemple, des comparaisons sont faites avec les prix pratiqués à l’étranger, sur la base desquels les prix sont négociés en Suisse. L’idée de base est simple : bien que la valeur ajoutée de la production se trouve dans le pays de fabrication, les médicaments font l’objet d’un commerce international et, par conséquent, les prix de produits identiques sont également comparables entre pays.

Les comparaisons internationales ne sont pas applicables aux prestations médicales
L’instrument de la comparaison avec l’étranger n’est pas appliqué en ce qui concerne les autres prestations du domaine de la santé. Comme par exemple les tarifs des médecins, des hôpitaux et des physiothérapeutes ou la rémunération des chiropraticiens et des diététiciens.
Il y a une raison à cela. Ces prestations ne sont pas commercialisables internationalement car elles doivent être fournies localement, à savoir en Suisse. La création de valeur a obligatoirement lieu dans le pays même. Il n’existe par conséquent aucune pression concurrentielle efficace provenant de l’étranger. C’est pourquoi personne n’a encore sérieusement eu l’idée de dériver les tarifs hospitaliers ou médicaux en Suisse de ceux pratiqués à l’étranger.

Economie de la comparaison avec l’étranger
Il en va de même pour la distribution et la remise de médicaments. De la livraison aux pharmacies et aux cabinets médicaux jusqu’au conseil et à la remise au patient, tout se déroule inévitablement en Suisse. Ces prestations ne sont donc pas négociables à l’international, car elles doivent impérativement être fournies aux conditions suisses.
Les patients reçoivent leurs médicaments à proximité de leur domicile et toute la valeur ajoutée est générée à l’intérieur du pays. Une tarification basée sur des données internationales de services qui ne peuvent pas faire l’objet d’échanges internationaux et qui doivent inévitablement être fournis localement manque donc de logique économique et serait une absurdité réglementaire.

Alimentées par le surveillant des prix
Les discussions actuelles sur les marges des médicaments sont notamment alimentées par les assureurs et le surveillant des prix. Ils communiquent régulièrement sur des marges élevées en comparaison internationale. Et ils négligent le fait que, selon les bases légales, cette rémunération doit assurer à l’intérieur de la Suisse un approvisionnement efficace et de haute qualité.
C’est notamment sur la base de ces accusations scandaleuses et récurrentes que le Département fédéral de l’intérieur s’emploie maintenant à redéfinir les marges sur les médicaments. Ceci dans le but de réaliser des économies, comme l’exigent les assureurs et le surveillant des prix.

Conclusion
L’utilisation de données étrangères pour la fixation de la marge destinée aux services de distribution et d’approvisionnement en médicaments à prix administré est un non-sens économique. Avec des marges sur les médicaments similaires à celles de l’étranger, la distribution des médicaments des grossistes aux pharmacies et aux médecins ne pourrait en aucun cas être réalisée. Il reste à espérer que le Département fédéral de l’intérieur ne sera pas induit en erreur par les différents acteurs du système de santé qui souhaitent mener une pure politique d’épargne, indépendamment des prestations fournies.

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Santésuisse poignarde froidement un modèle phare de réduction des coûts https://3-min.info/fr/2018/07/16/santesuisse-poignarde-froidement-un-modele-phare-de-reduction-des-couts/ https://3-min.info/fr/2018/07/16/santesuisse-poignarde-froidement-un-modele-phare-de-reduction-des-couts/#respond Mon, 16 Jul 2018 08:33:27 +0000 https://www.3-min.info/?p=11111 En 2016 le coût moyen des médicaments dans les homes fribourgeois était de CHF 4.80 par pensionnaire. La moyenne suisse était alors de CHF 8.55.

Cela interroge naturellement sur leur manière de procéder. La réponse tient dans le modèle fribourgeois, qui a été introduit en 2002 et qui fonctionne au mieux. Depuis l’introduction de ce modèle dans les homes du canton de Fribourg, le coût des médicaments a reculé d’un bon 30%. Grâce au suivi pharmaceutique, les économies totales se montent à environ 80 millions de francs. A noter, il ne s’agit que d’un seul canton !

Cela fonctionne ainsi :

  1. Les médicaments (autant que possible des génériques) sont achetés en commun et en grandes quantités par les homes, au prix de fabrique.
  2. Les pharmaciens ne vendent pas de médicaments mais assurent le suivi pharmaceutique. Leur rémunération passe par un double forfait négocié avec les assureurs : Un pour les médicaments et un pour l’activité de conseil pharmaceutique.
  3. Collaboration interprofessionnelle entre médecins, pharmacies et personnel soignant.
  4. Pas de gaspillage de médicaments car, en cas de changement de traitement ou de décès d’un pensionnaire, les médicaments restants sont administrés à d’autres résidents.

Ce système est efficace, utile et économique : un modèle phare depuis son introduction en 2002. Les homes disposent solidairement d’un pot commun, alimenté ceux ayant des patients « bon marché ». Les homes avec des patients qui ont besoin de médicaments très chers peuvent en profiter.

Ce modèle est entièrement conforme aux mesures prises par le conseil fédéral contre la hausse des coûts de la santé et a reçu les meilleures notes de différents experts depuis des années déjà.

 

Santésuisse empêche la poursuite du modèle !

Au lieu de s’étendre à d’autres cantons et domaines, ce système performant touche maintenant à sa fin. La raison à cela est l’adaptation d’une loi de compensation des risques. But : Qui assure de nombreux patients âgés et malades reçoit un coup de pouce, qui a plus de jeunes doit payer. Les adaptations de la nouvelle ordonnance impliquent que, depuis le 1er juillet 2018, des données précises sur la prise de médicaments de chaque personne assurée doivent être fournies à l’assurance maladie. Ceci afin de pouvoir calculer la compensation des risques entre les assurés. Le système fribourgeois de forfait ne peut actuellement pas mettre ces données à disposition. Les représentants des pharmacies du canton de Fribourg étaient prêts à entreprendre les adaptations à leur système leur permettant de répondre aux exigences légales. Mais santésuisse, qui se démarque depuis des années par des acrobaties mathématiques discutables, met en doute la qualité des données et refuse de les traiter, au motif qu’elles génèrent des charges supplémentaires.

Même l’OFSP était favorable au maintien du modèle fribourgeois. Santésuisse a rejeté toutes les solutions proposées. L’association des caisses a bien proposé des modèles alternatifs. Mais ceux-ci se sont avérés soit plus chers que le modèle précédent, soit irréalisables.

Conclusion incroyable de cette arrogance de santésuisse : Depuis le 1er juillet 2018, les EMS fribourgeois sont impérativement fournis en médicaments provenant des pharmacies publiques, à des prix publics et sans soutien pharmaceutique. Certains médicaments, qui étaient jusqu’ici inclus dans les prestations grâce au pot commun de financement, doivent même maintenant être facturés aux résidents. La conséquence sera que le coût des médicaments va augmenter jusqu’à la moyenne suisse de CHF 8.55. Ce qui correspond à une hausse des coûts de 78%. Avec 2600 résidents dans les homes du canton de Fribourg, les coûts supplémentaires générés sont de l’ordre de CHF 3.6 millions par an.

A peine croyable. Santésuisse se permet de poignarder, avec des justifications fallacieuses, une solution novatrice et interdisciplinaire qui fonctionne avec succès depuis 2002, qui a permis de manière démontrée de réaliser des millions d’économies et qui répond en tous points aux exigences du projet « Soins coordonnés » soutenu par la confédération et les cantons. Et ni l’OFSP, ni personne n’intervient.

Pourquoi donc ? Les versements pour compensation des risques que santésuisse reçoit d’autres assureurs sont plus élevés que les économies réalisées dans le canton de Fribourg. Au lieu de s’engager pour que le modèle à succès du canton de Fribourg soit introduit dans toute la Suisse, s

antésuisse manie froidement le couteau. Voilà ce que l’on appelle une incitation pernicieuse, et l’on se demande ce que fait alors le surveillant des prix!

 

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Système des prix de référence – Economiser au mauvais endroit https://3-min.info/fr/2018/07/10/systeme-des-prix-de-reference-economiser-au-mauvais-endroit/ https://3-min.info/fr/2018/07/10/systeme-des-prix-de-reference-economiser-au-mauvais-endroit/#respond Tue, 10 Jul 2018 06:39:00 +0000 https://www.3-min.info/?p=11103 La NZZ am Sonntag du 19 juin titrait : « Le système de santé cause des soucis aux Suisses – bien que les primes élevées soient largement acceptées. » Dans le moniteur de la santé 2018, la politique de la santé figure en haut de la liste, à la quatrième place du baromètre des inquiétudes.

Pas de doute, il faut faire quelque chose. Le système des prix de référence, qu’Alain Berset veut promouvoir malgré toutes les oppositions, n’est toutefois certainement pas la solution. Selon un sondage de l’institut Gfs, les Suisses ne demandent pas des primes plus basses. Ils veulent un catalogue de prestations complet et la médecine la meilleure. Cela comprend notamment le libre choix du médecin et l’accès aux nouveaux médicaments.  

Mais la population pourrait bientôt perdre l’accès aux médicaments du quotidien si Alain Berset, Stefan Meierhans et Co. réussissent à imposer le système des prix de référence. Pour les cercles professionnels, il est clair que cette stratégie du prix le plus bas met en péril l’approvisionnement en médicaments (des goulots d’étranglements sont déjà actuellement à l’ordre du jour) et dégrade la qualité du système de santé, parce que les patients sont alors contraints de passer à la préparation la moins chère.

Et cette perte massive en termes de sécurité d’approvisionnement et de qualité ne contribue même pas à réduire les coûts !

Les génériques sont reposables du 11% des coûts des médicaments, respectivement d’un minime 1 % de l’ensemble des coûts de la santé. Il n’est pas nécessaire d’être un génie du calcul pour voir d’un coup d’œil que des économies dans ce domaine n’auront absolument aucun effet. Au contraire. Le passage d’un patient à un médicament de remplacement coûte bien plus en traitements médicaux. Et lorsque les génériques auront été entièrement retirés du marché en raison d’une politique irresponsable du prix le plus bas, imposée par l’état (ou qu’il ne restera plus qu’un fournisseur monopolistique ayant survécu au massacre, qui fixera alors seul ses prix), les produits alternatifs deviendront généralement beaucoup plus chers. Les Etats-Unis nous en fournissent déjà de nombreux exemples.

Et le système du prix le plus bas n’a aucun effet sur le secteur qui devrait causer de nombreux maux de tête, aussi bien au ministre de la santé qu’au surveillant des prix : les médicaments à prix élevé (ex-factory au-dessus de CHF 880). En calculant sur le nombre d’emballages, ils ne représentent que le 0,6% du marché LS. Mais ces quelques emballages sont responsables du 31% des coûts des médicaments ! et cette tendance progresse. Les coûts générés par le secteur des prix élevés ont augmenté de plus de 558 millions de francs depuis 2005 et cela va se poursuivre.

Alain Berset et le surveillant des prix ont-ils une réponse dans ce domaine ? Non, visiblement non. L’industrie pratiquant la recherche soutient cette action d’enfumage pour des raisons compréhensibles. Ils restent silencieux ou détournent l’attention des vrais problèmes en faisant du raffut dans tout le pays avec leur système du prix le plus bas.

Des exemples tirés de la réalité montrent les conséquences de ce modèle. En Suède, la part de marché des génériques n’a augmenté qu’après l’abolition du système des prix de référence. En Finlande, l’introduction du système du montant fixe a conduit à un accroissement supplémentaire de la consommation. Dans d’autres pays, il s’est avéré que le système du prix le plus bas maintient la proportion de génériques à bas niveau. En revanche, les pays sans le système des prix de référence présentent un taux élevé d’utilisation des génériques, ce qui a aussi pour effet de réduire les coûts sans détruire les structures.

L’association IFAK est prête à récolter des signatures et à s’engager activement contre l’introduction du système des prix de référence. La population suisse ne veut pas la médecine la moins chère mais la sécurité d’approvisionnement, la qualité et la liberté de choix !

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