Warning: Cannot modify header information - headers already sent by (output started at /var/www/vhosts/3-min.info/httpdocs/index.php:1) in /var/www/vhosts/3-min.info/httpdocs/wp_201802/wp-includes/feed-rss2.php on line 8 santésuisse – Informiert im Gesundheitswesen https://3-min.info/fr/ Aktuelle Themen im Gesundheitswesen auf kritische, aber akzentuiert kommentierte Art nähergebracht. Thu, 08 Oct 2020 13:19:12 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=6.9.4 https://www.3-min.info/wp_201802/wp-content/uploads/2018/03/icon.png santésuisse – Informiert im Gesundheitswesen https://3-min.info/fr/ 32 32 santésuisse veut persuader d’approuver le système de tarification de référence avec des arguments manipulateurs https://3-min.info/fr/2020/10/08/santesuisse-veut-persuader-dapprouver-le-systeme-de-tarification-de-reference-avec-des-arguments-manipulateurs/ https://3-min.info/fr/2020/10/08/santesuisse-veut-persuader-dapprouver-le-systeme-de-tarification-de-reference-avec-des-arguments-manipulateurs/#respond Thu, 08 Oct 2020 13:19:12 +0000 https://www.3-min.info/?p=12258 Dans la Mise au point 03/2020 Heinz Brand – président de santésuisse – incite les représentants du peuple à voter pour le système de tarification de référence, au nom des électrices et électeurs. Mais il le fait avec des chiffres et comparaisons manipulatrices. A l’ère de Donald Trump, il semble qu’il est d’usage de manipuler les avis des gens avec des faits erronés (fake news). Nous trouvons que c’est condamnable pour une association influente et des politiciens en Suisse.

 

Dans l’article mentionné un graphique montre que la Suisse se trouve au dernier rang avec un part de génériques de 23%. Mais ce qui n’est pas mentionné, c’est qu’il ne s’agit pas d’une statistique standardisée de l’OCDE, donc à priori une comparaison ne peut pas être fait. Dans leurs publications, l’OCDE elle-même signale cette problématique tout le temps.

 

Pour montrer de manière simple ce que cela signifie, on peut comparer les infections quotidiennes au Covid-19 en Suisse et en Allemagne. Le 2 octobre, en Allemagne il y avait 2’673 nouvelles infections, en Suisse 552. Qu’est-ce qu’on est bien en Suisse !

 

Probablement personne ne tomberait dans ce piège car on sait qu’en Allemagne il y a environ 10 fois plus d’habitants, ce qui relativise tout. Mais ces chiffres ne peuvent pas non plus être comparés directement car le nombre de tests qui sont faits dans les deux pays ont également une influence dans la comparaison.

 

Avec cet exemple on voit clairement que ce n’est pas simple de comparer des chiffres si la condition de la base n’est ni la même ni standardisée. Le graphique de santésuisse est en gros comme un schéma qui confronte les chiffres de 2‘673 et 552 et les compare.

 

Les conditions par pays concernant la comparaison des génériques sont inégalement complexes et contradictoires. Dans les pays mentionnés il y a différentes définitions de « générique », différentes distinctions, différents marchés référencés, d’autres concepts de mesures, différentes proportions de parties du marché pouvant être occupés par des génériques, etc.

 

Nous n’avons pas non plus envie de mentionner les éternels lamentations des prix deux fois plus élevés en Suisse que chez nos voisins. Un détail supplémentaire : Monsieur Brand gagne probablement deux fois plus que son homologue allemand. Ce qui est également pris en charge par le payeur de primes.

 

La manipulation continue dans l‘article: « De nombreux médicaments dont le brevet est échu ont des équivalents génériques contenant les mêmes principes actifs, comme p. ex. pour le « Dafalgan » (paracétamol) le générique « Paracétamol Sandoz ». Si les génériques étaient systématiquement prescrits, des millions de francs pourraient être économisés chaque année sans perte de qualité. »

 

On ne fait ici pas la comparaison entre un médicament pour lequel le brevet est arrivé à expiration et un générique mais entre deux génériques. Si on regarde de plus près, les circonstances sont ainsi:

Pour la plus petite boîte de comprimés Dafalgan 1 gramme on paye 7.20 francs, pour la boîte de Paracétamol Sandoz 7.65 francs. Si nous voulons faire comme santésuisse, nous devons dissimuler au lecteur qu’il s’agit d’une boîte de 16 pièces concernant Dafalgan et de 20 pièces concernant Sandoz. Si on en tient compte, un seul comprimé Dafalgan coûte 0.45 francs contre 0.385 francs pour le comprimé Sandoz. Ajoutons le fait que le Dafalgan est un comprimé pelliculé, qui a beaucoup plus d’avantages et ne peut donc pas être comparé directement. Ceci est plus avantageux pour les assurances car la vente se fait par boîte et que celle de Dafalgan est moins chère.

 

Pour en rester au Dafalgan: s’il est judicieux de prescrire le prix, défini par l’état, pour une boîte d’analgésique Dafalgan 500 mg à 2.45 francs (donc moins cher qu’une boîte de Ricola!) c’est une autre histoire.

 

Pour nous c’est clair: si on veut persuader d’approuver le système de tarification de référence avec des arguments manipulateurs, il n’y a apparemment pas de bons arguments – car il n’y a pas d’arguments pour la Suisse.

 

 

 

 

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Les pilules coûtent effectivement beaucoup plus cher en Suisse https://3-min.info/fr/2020/03/05/les-pilules-coutent-effectivement-beaucoup-plus-cher-en-suisse/ https://3-min.info/fr/2020/03/05/les-pilules-coutent-effectivement-beaucoup-plus-cher-en-suisse/#respond Thu, 05 Mar 2020 10:44:18 +0000 https://www.3-min.info/?p=12113 Différents quotidiens ont publié il y a deux semaines un article de Fabian Renz sous le titre: «Les pilules coûtent effectivement beaucoup plus cher en Suisse».

Lien vers l’article

 

Malheureusement, les journalistes reprennent sans cesse les mêmes chiffres et informations sans les remettre en question. Dans cet article également, Fabian Renz a simplement copié les données de santésuisse. L’Association IFAK a donc écrit une lettre personnelle à M. Renz ainsi qu’un courrier aux quotidiens pour les rendre attentifs à des données incorrectes et à une absence de différenciation. Nous souhaitons également présenter nos arguments et nos méthodes de calcul à nos lecteurs:

 

Dans le texte de l’article, il est dit que l’atorvastatine est 6,5 fois plus chère en Suisse qu’en Allemagne. Dans le tableau, le prix suisse est en réalité 3 fois plus élevé et non 6,5 fois. Nous pensons que la vérification des chiffres, avant de les publier, fait partie du travail du journaliste.

 

La proportion des génériques propagée par santésuisse, de 23 pour-cent, est également systématiquement reprise. Il n’y aurait donc pas beaucoup de génériques en Suisse. Pourquoi donc? En Suisse, la proportion effective des génériques est de 50 pour-cent. Ce qui est bien éloigné des chiffres publiés.

 

Le prix sortie d’usine est fixé par l’État. Il est plus élevé en Suisse qu’en Allemagne, pourquoi? Le coût de la commercialisation d’un médicament générique est supporté en Suisse, à des coûts suisses. Il y a également une différence entre le fait de mettre un produit à la disposition d’une population de huit millions ou de 80 millions d’habitants.

En examinant de plus près les différences de prix entre la Suisse et d’autres pays et en les comparant, on se rend vite compte que les 400 millions de francs d’économies martelés par santésuisse sur les coûts des médicaments génériques ne sont que le fruit de leur imagination. En effet, il faudrait pour cela que les prix des médicaments génériques baissent de près de 50 %. C’est totalement irréaliste si l’on considère quelques exemples: 

 

Objet de la comparaison Coût suisse Coût à l’étranger Facteur
Œuf en libre parcours Euro 0.59 Euro 0.18 (Allemagne) 3,2
Café Starbucks Euro 6.33 Euro 3.85 (Allemagne)

Euro 1.34 (Brésil)

1,6

4,7

Assiette de spaghettis à la bolognaise Euro 23 (Zurich) Euro 8.50 (Munich) 2,7
Appartement 3 pièces (100m2) Euro 2’272 (Zurich) Euro 950 (Francfort) 2,3
Salaire de journaliste (fourchette) Euro 4’578 – 6’912 Euro 2’600 – 4’200 (Allemagne) 1,8

 

Il serait bon que, sur ce sujet également, les journalistes consultent d’autres sources et traitent de manière différenciée et critique ce qui se dit et s’écrit.

 

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https://3-min.info/fr/2020/03/05/les-pilules-coutent-effectivement-beaucoup-plus-cher-en-suisse/feed/ 0 12113
Médicaments manquants https://3-min.info/fr/2020/03/02/medicaments-manquants/ https://3-min.info/fr/2020/03/02/medicaments-manquants/#respond Mon, 02 Mar 2020 09:55:01 +0000 https://www.3-min.info/?p=12100 L’un de nos lecteurs nous a fait parvenir une lettre de lecteur publiée dans la NZZ le du 16 décembre 2019, dont nous souhaitons également vous permettre de prendre connaissance:

Lien vers la lettre de lecteur

 

Il est important de rappeler à ce sujet qu’en Suisse, ce n’est pas le marché mais l’Etat qui détermine le prix des médicaments. En revanche, c’est le marché qui détermine quels médicaments sont manquants. Et maintenant, avec un système de prix de référence, l’État veut toujours plus intervenir et réglementer. Il est clair que le marché réagira à cette situation. Mais probablement pas de la manière dont ces Dames et ces Messieurs de santésuisse l’imaginent.

 

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https://3-min.info/fr/2020/03/02/medicaments-manquants/feed/ 0 12100
Une question de perspective? https://3-min.info/fr/2020/02/20/une-question-de-perspective/ https://3-min.info/fr/2020/02/20/une-question-de-perspective/#respond Thu, 20 Feb 2020 13:51:00 +0000 https://www.3-min.info/?p=12071 Curafutura a lancé récemment, sans autre explication ni précisions supplémentaires, que le coût des médicaments aurait augmenté de 6,3 pour-cent en 2019.

 

Que se passe-t-il lorsque des messages aussi tendancieux sont émis ? Et quel est le but recherché par Curafutura?

 

De tels chiffres sont également très utiles à santésuisse, car ils s’intègrent parfaitement à son concept, qui est d’inlassablement peindre le diable sur la muraille au sujet du prix soi-disant beaucoup trop élevé des médicaments en Suisse (ce qui inclut aussi les génériques).

 

Et les journalistes se lancent également dans de telles annonces. Le 21 janvier, la Liberté titrait par exemple en première page, au sujet du communiqué de Curafutura: «La facture de la pharmacie fait mal».

 

Comme si le pharmacien avait la capacité d’agir sur la hausse du coût des médicaments. Car ce sont en réalité les médicaments à prix élevé, utilisés dans les hôpitaux, qui sont responsables de cette hausse. Ils ne représentent que deux pour-cent des emballages remis mais génèrent soixante pour-cent des coûts.

 

En revanche, près de la moitié des médicaments délivrés ne représentent qu’un peu moins de six pour cent des coûts. Il s’agit des médicaments des catégories de prix inférieures à 5 CHF départ usine, qui sont essentiellement distribués par le canal des pharmacies.

 

Mais faire cette différenciation ne semble intéresser ni les associations de caisses maladie, ni les journalistes. Il serait pourtant bien plus sérieux de rendre publics des faits, comme par exemple que:

 

  • la hausse du coût des médicaments est causée par les médicaments à prix élevé, et que
  • depuis 2012, les pharmaciens ont économisé plus d’un milliard de francs grâce aux baisses de prix.

 

Les médicaments à prix élevé devraient être retirés du calcul général et financés séparément, par une réassurance. La facture du coût des médicaments serait alors plus honnête et correspondrait aux faits.

 

Alors, pourquoi ne pas établir deux décomptes plutôt que mélanger le tout en un brouet uniforme et trompeur? Tout simplement parce que cela ne permettrait pas de faire avancer le signal politique recherché en faveur de l’introduction des prix de référence. Et l’on préfère passer sous silence le fait qu’avec le système des prix de référence seuls les médicaments les moins chers sont remboursés par les assurances, le patient devant payer la différence de sa poche.

 

Le problème de la hausse du coût des médicaments ne trouvera pas de solution ainsi, contrairement à ce qui est actuellement prétendu et propagé. Au contraire, les vrais responsables auxquels personne ne s’attaque, à savoir les médicaments à prix élevé, continueront à faire augmenter ces coûts. Un système de prix de référence, qui n’a pas fait ses preuves, détourne l’attention et générera lui-même d’autres problèmes, notamment en renforçant encore celui, non résolu, des ruptures de stock.

 

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https://3-min.info/fr/2020/02/20/une-question-de-perspective/feed/ 0 12071
Ruptures de stock – une préoccupation constante en 2020 aussi? https://3-min.info/fr/2020/01/22/ruptures-de-stock-une-preoccupation-constante-en-2020-aussi/ https://3-min.info/fr/2020/01/22/ruptures-de-stock-une-preoccupation-constante-en-2020-aussi/#respond Wed, 22 Jan 2020 12:47:19 +0000 https://www.3-min.info/?p=12030 Hier, le pharmacien-chef de Spiätler fmi ag a de nouveau publié sur Facebook un très impressionnant exemple tiré de la pratique des conséquences des problèmes d’approvisionnement :

 

L’association IFAK aborde également régulièrement ce sujet dans 3-min.info et adresse des lettres de lecteur aux quotidiens, afin de sensibiliser le grand public à cette question.Le 9 décembre 2019, la NZZ a publié un nouvel article sur les records de produits ruptures de stock. Le président de l’Association IFAK, le Dr. Claus Hysek, a adressé à la rédaction du journal une lettre de lecteur que la NZZ a heureusement également publiée le 20 décembre 2019. Nous trouvons utile de la communiquer ici à nos lecteurs. Nous sommes curieux de savoir si les ruptures de stock vont quelque peu s’atténuer en 2020 et si nos politiciens vont enfin se réveiller, ou si ce thème va rester un sujet permanent de préoccupation.

 

Lettre de lecteur

de Claus Hysek, Dr en pharmacie, Schwadernau

 

Des centaines de médicaments manquent

Dans son article, Mme Lahrtz décrit un problème qui est actuellement vraiment préoccupant et qui le deviendra encore plus à l’avenir (NZZ du 9.12.2019). Cependant, nos politiciens ne semblent pas encore avoir pris conscience de la gravité de la situation. Ils continuent de prôner inlassablement l’introduction d’un système de prix de référence, qui ne fera qu’aggraver le problème. Il existe déjà d’innombrables exemples de médicaments génériques retirés du marché par les fabricants pour des raisons de rentabilité. Il n’est pas rare que, pour ces produits bon marché, ils n’atteignent plus le volume minimal de vente, à savoir la quantité minimale qu’ils doivent commander pour être approvisionnés. Il en découle alors un retrait du marché. Mais un système de prix de référence exacerbe précisément cette  problématique. La pression croissante exercée sur les prix de ces médicaments, déjà très bon marché, pour qu’ils deviennent encore moins chers génère un cercle vicieux. La proportionnalité entre le prix des médicaments et les autres produits est complètement déséquilibrée. Alors qu’un chewing-gum CB12 coûte aujourd’hui à l’achat 37 centimes la pièce, un médicament générique pour l’insomnie en vaut moins de la moitié, le prix du comprimé de zolpidem étant par exemple de 17 centimes. A 25 centimes, un comprimé d’amoxicilline, un antibiotique, est également environ 30 pour cent moins cher que le chewing-gum. Il en va de même pour les analgésiques: Le Dafalgan coûte 8 centimes par comprimé. Nous obtenons donc 4,5 comprimés de Dafalgan pour le prix d’un chewing-gum. Alors que les exigences relatives à la mise sur le marché des chewing-gums ne sont pas du tout les mêmes que celles qui s’appliquent aux médicaments. Comment est-il donc possible de justifier ce rapport absurde? J’espère vraiment que nos politiciens se réveilleront avant qu’il ne soit trop tard.

 

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Ce que santésuisse et certains politiciens refusent d’admettre est déjà une réalité https://3-min.info/fr/2019/12/20/ce-que-santesuisse-et-certains-politiciens-refusent-dadmettre-est-deja-une-realite/ https://3-min.info/fr/2019/12/20/ce-que-santesuisse-et-certains-politiciens-refusent-dadmettre-est-deja-une-realite/#respond Fri, 20 Dec 2019 07:42:45 +0000 https://www.3-min.info/?p=12012 Avant même que le système des prix de référence ne soit entré en vigueur en Suisse, ce que santésuisse et certains politiciens ne veulent pas admettre s’est déjà produit.

Par le passé, l’Association IFAK a averti à plusieurs reprises que le marché de la petite Suisse est beaucoup étroit pour un système de prix de référence. Le marché des génériques est ainsi fragilisé et dilué. Les défenseurs du système ont toujours passé ce point sous silence: C’est de l’alarmisme, disent-ils, le marché va régler le problème. La question à se poser est: quel marché ? Il n’y a pas de marché lorsque les prix sont fixés par le législateur!

De nombreux exemples nous montrent aujourd’hui déjà ce qui se passe lorsque la pression augmente sur le prix de génériques déjà bon marché. Comme ce sera le cas avec le système des prix de référence. Le cas du Lasix® et de ses génériques est parlant.

Le produit original, Lasix®, et le produit en co-marketing, Furosemide®, sont disponibles. Deux autres fabricants ont maintenant retiré du marché leurs médicaments génériques, Fursol® et Furodrix®, parce qu’ils n’atteignaient plus les volumes de vente minimaux : la quantité minimale qu’ils doivent commander pour être approvisionnés.

Mepha commercialise toujours son produit Oedemex®. La question est de savoir pour combien de temps encore. Mais, contrairement aux autres, Mepha a directement fixé son prix car son produit n’est pas remboursé par l’assurance obligatoire des soins.

Si le produit Mepha devait également disparaître, Sanofi n’aurait plus de concurrence, pourrait rationner le marché et, par la suite, ne plus offrir le produit à ce prix. Les beaux parleurs diront encore certainement que ce n’est pas vrai et que c’est impossible. Le sirop antibiotique Bactrim® l’a déjà démontré. D’autres exemples suivront.

C’est précisément pour cela que nous continuons à nous adresser à santésuisse et aux politiciens: ne soyez pas naïfs, ne pensez pas avoir trouvé la formule magique avec le système des prix de référence. Ne comparez pas la Suisse avec l’étranger « toujours beaucoup moins cher ». Cela nous confronterait à de bien plus graves problèmes d’approvisionnement.

Aujourd’hui déjà, certains médicaments ne sont plus disponibles dans notre pays en raison de difficultés d’approvisionnement, alors qu’ils sont livrables en Allemagne à des prix plus élevés que le prix suisse (lien vers l’article de 3-min).

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Quel rapport entre l’expression irritante «système de prix de référence» et le côlon irritable? https://3-min.info/fr/2019/09/30/quel-rapport-entre-lexpression-irritante-systeme-de-prix-de-reference-et-le-colon-irritable/ https://3-min.info/fr/2019/09/30/quel-rapport-entre-lexpression-irritante-systeme-de-prix-de-reference-et-le-colon-irritable/#respond Mon, 30 Sep 2019 06:00:41 +0000 https://www.3-min.info/?p=11954 Le linaclotide est un principe actif utilisé pour le traitement symptomatique du syndrome du côlon irritable chez l’adulte. Allergan SA distribue ce médicament en Suisse sous forme de capsules, sous le nom de Constella®.

Jusqu’à nouvel ordre,Constella® n’est actuellement pas livrable en Suisse. Il se trouve donc en bonne compagnie, avec les environ 600 autres produits figurant sur la liste des médicaments présentant des difficultés d’approvisionnement. (www.drugshortage.ch / état au 25.09.2019)

Une situation qui n’existe pas, d’après Alain Berset et santésuisse. Selon eux, les mesures politiques d’économies sur les médicaments, telles que la pression permanente exercée sur les prix des médicaments à bas prix, n’ont aucun effet sur la sécurité d’approvisionnement.

Une situation qui est pourtant quotidienne ici et maintenant, chez nous, en Suisse! Aucune boule de cristal n’est nécessaire pour deviner ce qui se passera lorsque le Conseil fédéral et les politiciens introduiront le système de prix de référence. 3-min.info a déjà régulièrement communiqué à ce sujet.

Retour à Constella® et à ceux qui souffrent des effets directs de ces difficultés de livraison : les patients. Comme s’ils n’étaient pas suffisamment punis par leur maladie. Ils ont besoin d’une alternative pour pallier ce manque. En Suisse, il n’existe pas de médicament contenant le même principe actif. En Allemagne, le linaclotide est disponible – et aussi LIVRABLE.

Quiconque pense alors que le problème est résolu se trompe. Parce que c’est là que le problème débute vraiment. L’assurance maladie (dans le cas présent la CPT), ne veut pas couvrir les coûts du produit alternatif allemand ! C’est le patient qui doit alors mettre la main à la poche. Et cela lui coûtera cher. En Suisse, une capsule de Constella® coûte CHF 1.88, en Allemagne CHF 2.43.

Mais cela aussi, c’est une situation qui n’existe pas selon Alain Berset et santésuisse. Les médicaments sont toujours beaucoup moins chers à l’étranger. Disent-ils.

 

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Qui pointe son doigt sur les autres doit vérifier que ses mains sont propres! https://3-min.info/fr/2019/09/17/qui-pointe-son-doigt-sur-les-autres-doit-verifier-que-ses-mains-sont-propres/ https://3-min.info/fr/2019/09/17/qui-pointe-son-doigt-sur-les-autres-doit-verifier-que-ses-mains-sont-propres/#respond Tue, 17 Sep 2019 15:13:20 +0000 https://www.3-min.info/?p=11916 Depuis des années, l’association IFAK montre sur 3-min.info les chiffres tendancieux et encouragés par la politique de santésuisse, qui n’ont aucun rapport avec une analyse profonde.

Désormais, les gros titres négatifs et le mécontentement concernant santésuisse s’accumulent également dans d’autres milieux. (Lien vers l’article medinside 1  / Lien vers l’articel medinside 2)

 

On sait depuis longtemps que santésuisse n’a pas participé au développement du nouveau tarif des médecins Tardoc. Par contre, ils critiquent maintenant la nouvelle structure tarifaire qui a été proposé par Curafutura et FMH avec des objections erronés et contraires aux faits. Comme santésuisse le fait avec les pharmaciens, ils bloquent également les médecins. Ils pointent toujours les doigts sur les autres mais ne proposent pas de solutions pour la santé publique. Au contraire, ils empêchent une collaboration constructive.

Et cela continue de plus belle avec le comportement impossible de l’association des assureurs-maladies. Apparemment les mains de ceux-ci ne sont pas propres si on regarde les faits suivants :

Lors de la conférence de presse en juin, santésuisse informe une fois de plus concernant la croissance des médicaments, entre autres avec des chiffres douteux. Dans le premier diagramme, une augmentation des coûts des médicaments est indiquée avec 4.4 pourcents. Sur la même page, dans un autre diagramme, une augmentation du prix des médicaments est indiquée avec 1.5 pourcents, donc presque trois fois moins.  (Lien vers l’article 3-min)

A l’époque, l’association a condamné l’augmentation des prix des médicaments et a demandé, comme à son habitude, une baisse de la marge auprès des pharmacies. L’augmentation des prix des médicaments dénoncé s’élevait, selon les chiffres de santésuisse, à 11.9 pourcents dans les années 2015 à 2017.

 

Maintenant l’augmentation des frais administratifs des caisses maladies a été publié sur medinside.ch. (Lien vers l’article medinside) Dans la même période (de 2015 à 2017, afin de comparer les choses comparables), ceux-ci ont enregistré une augmentation de 9 pourcents!

 

L’augmentation des coûts des médicaments et uniquement dû aux médicaments élevés. Ceux-ci ont augmenté depuis l’an 2005 de 1000 pourcents ! Pour ces médicaments, la marge est tellement basse que le pharmacien ne gagne plus rien. Ce que santésuisse ne mentionne jamais.

En revanche, ces médicaments chers ne jouent aucun rôle auprès des frais administratifs, car la charge administrative reste la même, s’il s’agit d’un médicament à prix bas ou cher.
En même temps, les ventes accrues dans le système de santé (car les pharmaciens sont supposés d’avoir des marges trop élevés) ne devraient pas faire de différences auprès des frais administratifs. Néanmoins, les coûts administratifs des caisses maladies augmentent parallèlement aux frais généraux. Et c’est pour cela que les pharmaciens doivent être punis avec une marge plus basse ?

Propre ou pas – on ne peut pas seulement pointer le doigt sur les autres.

 

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Boule de cristal au lieu de facteurs scientifiques https://3-min.info/fr/2019/09/11/boule-de-cristal-au-lieu-de-facteurs-scientifiques/ https://3-min.info/fr/2019/09/11/boule-de-cristal-au-lieu-de-facteurs-scientifiques/#respond Wed, 11 Sep 2019 14:38:09 +0000 https://www.3-min.info/?p=11893 Depuis des années, santésuisse a toujours de bonnes idées pour faire des économies sur les médicaments. Cette année encore, l’association des caisses maladies jongle avec des chiffres erronés. Une fois de plus, la présentation ressemble plutôt à une lecture ésotérique de „marc de café“ au lieu de montrer des facteurs scientifiques. La raison de prévoir une augmentation des primes de trois pourcents pour l’année prochaine dans la presse dominicale par la directrice de santésuisse, Verena Nold, ne peut pas être expliqué autrement que par une motivation politique.

 

Heureusement, les différentes caisses maladies sont un peu plus réalistes et préfèrent analyser les circonstances réelles au lieu de consulter une boule de cristal. Helsana et CSS par exemple sont convaincus qu’en 2020 il y aura une ronde de prime neutre où les primes seront même partiellement baissées. Nous pensons que cela est raisonnable. Il serait avisé pour les journalistes d’être également plus raisonnables et de se poser des questions critiques concernant les chiffres de santésuisse et les études «marc de café» expérimentales de Madame Nold. L’association IFAK les a analysés déjà plusieurs fois, les a corrigés et aussi documentés. Ils sont également accessibles à tous les journalistes à tout moment.

 

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Prix des médicaments – chaque dimanche le même scénario https://3-min.info/fr/2019/08/27/prix-des-medicaments-chaque-dimanche-le-meme-scenario/ https://3-min.info/fr/2019/08/27/prix-des-medicaments-chaque-dimanche-le-meme-scenario/#respond Tue, 27 Aug 2019 13:45:15 +0000 https://www.3-min.info/?p=11885 Pas de dimanche sans gros titres sur le prix des médicaments dans les éditions dominicales des grands éditeurs de presse. La semaine dernière également, on pouvait lire en grosses lettres dans la Sonntagszeitung : Les coûts des médicaments explosent. Il s’agit là une fois de plus d’une généralisation tendancieuse, destinée à attirer l’attention. Contrairement à son titre, l’article traite exclusivement des médicaments oncologiques de prix élevé.

 

Le point de départ de l’article était que santésuisse a pour la première fois publié le coût des médicaments oncologiques. Mais, plutôt que d’ordonner correctement les chiffres, santésuisse en a une fois de plus profité pour jouer sa vieille partition indifférenciée sur l’augmentation du coût des médicaments.

 

Pas un mot sur le fait que le problème fondamental est que ces dernières années, les ventes de médicaments à prix élevés ont fortement augmenté alors que les dépenses pour les médicaments à bas prix sont restées stables depuis des années. Pourtant ce sont justement ces chiffres* qui seraient intéressants et qui expliqueraient beaucoup de choses:

  • Le chiffre d’affaires des produits dont le prix ex factory est supérieur à CHF 2’570.- a augmenté depuis 2005 de CHF 658 millions en chiffres ronds (plus de 1000 pourcent!). En comparaison, la valeur et la quantité des produits à bas prix sont restés relativement stables depuis 2005.
  • Le prix ex factory de plus de 96 pourcent de l’ensemble des emballages vendus dans le marché LS est inférieur à CHF 200.-, et ils représentent moins de la moitié du chiffre d’affaire. Seul environ un pourcent de tous les emballages a un prix ex factory supérieur à CHF 880.-, le chiffre d’affaires qu’il représente étant toutefois de plus de 35 pourcent.

 

Mais on préfère toujours économiser sur les médicaments à bas coût. L’article ne fait pas non plus mention des réductions de prix des deux dernières années, qui se sont traduites par des économies annuelles de 350 millions. Ces économies ont été réalisées essentiellement sur les médicaments à bas prix. Elles sont toutefois compensées par la hausse des ventes des produits à prix élevé.

Et le Conseil fédéral? Pendant ce temps, Il prévoit comment il pourra exercer à l’avenir encore plus de pression sur les médicaments à bas prix, notamment à travers les prix de référence ainsi que d’autres mesures. Par contre, le problème central des médicament à prix élevé est très largement contourné. Il s’avère simplement moins cher (et plus facile), se serrer la vis aux plus économiques.

 

Et cela présente encore un autres aspect: Jusqu’à présent, le coût des médicaments à prix élevé a été répercuté sur tous les payeurs de primes, avec la conséquence bien connue que les dites primes augmentent chaque année. Le grand nombre des payeurs de primes couvre donc les coûts élevés de cas isolés. Cette solution n’est toutefois pas tenable à long terme, car le principe de solidarité est mis à mal par des primes inabordables pour un nombre croissant de personnes, alors que simultanément des mesures d’économies frappent les médicaments bon marché et que rien n’est fait pour stopper la progression des médicaments à prix élevé.

 

Vas Narasimhan, CEO de Novartis, couronne la discussion en déclarant que les prix des médicaments anticancéreux à prix élevé sont déterminés, et justifiés, par leurs bénéfices. On peut se demander si M. Narasimhan envisage le mot « bénéfices » en termes d’efficacité, d’adéquation et d’économicité, le trio utilisé en Suisse comme référence pour le remboursement par l’assurances maladie obligatoire. Probablement pas. Une telle déclaration est un affront absolu.

 

*Source IQVIA, MAT 02/19

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